Thème: « processus de réunification du Cameroun : des accords de 1961 a la réunification de 1972 ».

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Vue d’ensemble

Édifier les jeunes sur leur histoire, comprendre l’origine des problèmes sociaux et politiques actuels qui se vivent dans notre pays, en l’occurrence la crise dite anglophone, telle a été la finalité de la 2ème rencontre d’échange du 24 Novembre 2017, organisée dans le cadre du Programme d’Encadrement des Jeunes à la Démocratie (PEJED) piloté par l’ONG Un Monde Avenir. Les jeunes issus de plusieurs partis politiques et associations (70 au total dont 21 femmes et handicapés) se sont réunis dans la salle de l’enfance joyeuse de BONANJO pour débattre sur la question du « processus de réunification du Cameroun : des accords de  1961 a  la réunification 1972 ». Il est nécessaire de rappeler que les rencontres d’échanges et de concertation tel que le stipule les termes de référence, sont un espace ouvert d’échanges et de concertation qui vise à amener les jeunes citoyens, à réfléchir et à conduire des actions sur les problématiques socio-économiques et politiques identifiées, tant au niveau local que national. Au terme de ces échanges, il était principalement attendu que :

  • Les processus de réunification du Cameroun soient connus des jeunes
  • La situation sociopolitique du pays soit éclairée.
  • 2 ou 3 actes majeurs soient retenus, sous forme de résolutions en lien avec le thème de la rencontre.

Le panel a été constitué de Endeley NGOMBA: journaliste et acteur de la société civil, MBOBOG MBENGAN : chercheur et chef traditionnel, ALBERTINE BITJAGA: Journaliste (Modératrice) qui ont voulu apporter de leur savoir et connaissance chacun à sa  manière afin que les jeunes présents soient plus instruis et outillés concernant ce processus de réunification.

Communication 1; Endeley NGOMBA : Histoire du processus de réunification du Cameroun  (1961- 1972)

Avant d’arriver à la période de la réunification du Cameroun, (c’est-à-dire la fin des années 50 et le début des années 60), il est nécessaire d’avoir un bref aperçu du Cameroun du sud administré par les Britanniques comme partie intégrante de la république fédérale Nigeria.

Le sud du Cameroun faisait partie de la région orientale du Nigéria qui, avec les régions du nord et de l’ouest, constituait la république fédérale du Nigeria. Le sud du Cameroun comptait 13 sièges dans la chambre de réunion de l’Est et sept (7) sièges dans la maison fédérale de LAGOS. Le parti politique dominant dans la région orientale était le conseil national du Nigeria et du Cameroun (CNNC), dirigé par le NRAMDI AZIKWE et le premier président du Nigeria. La délégation camerounaise à la Chambre de l’Assemblée de l’Est était dirigée par DR. E.M.L. ENDELEY qui était président de la Conférence nationale du Kameroun, le KNC.

La délégation camerounaise s’est toutefois plainte de discrimination de la part de ses homologues nigérians et a commencé à réclamer un statut indépendant. L’occasion de tirer avec la maison de l’Est s’est présentée en 1953 lorsque la NCNC d’AZIKIWE a été confrontée à une crise interne.

Le Dr AZIKIWE a besoin du soutien des 13 parlementaires du KNC. Pour survivre et ce soutien n’a pas été obtenu. Le Dr ENDELEY du KNC WITH a dessiné avec toute sa délégation camerounaise et réclamé un Etat indépendant créé par les Britanniques en 1954.

En 1954, l’État du sud du Cameroun a été créé avec sa capitale à Buea et en RD. Endeley comme premier ministre. Cependant, le KNC lui-même a traversé une crise peu de temps après avec une faction fortement en faveur de la réunification.

Cela a conduit à la création de la KNDP, une fête de rupture créée par JOHN NGU FONCHA, A.N. JUA et S.T.MUNA. Le KNDP est ensuite allé de l’avant pour remporter les élections dans le sud du Cameroun en 1959 et sa campagne pour la réunification. JOHN NGU FONCHA devint alors le nouveau premier ministre du sud du Cameroun. Remplacement du Dr E.N.L. ENDELEY qui devint leader de l’opposition à l’assemblée nationale du sud du Cameroun.

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NGOMBA ENDELLEY

Le Nigéria devait obtenir son indépendance en 1960. Ainsi que la république du Cameroun et en tant que nation de confiance de nation unie, le Cameroun du Sud a été donné l’option de devenir indépendant en rejoignant la république du Cameroun de rester avec la république fédérale du Nigéria. Un plébiscite des Nations Unies a été organisé le 11 février 1961 à cet effet et a été remporté par FONCHA’S KNDP, qui représentait l’option de rejoindre la République du Cameroun. C’est dans le but de mettre au point les modalités du fonctionnement du Cameroun nouvellement unifié anglais et français que la conférence de FOUMBAN a été convoquée par le PRESIDENT AHMADOU AHIDJO, en juillet 1961. La République fédérale du Cameroun est née après la conférence avec le Sud. Le Cameroun devenant l’état du Cameroun occidental et la République du Cameroun devenant, l’est du Cameroun. Onze ans après la création de la république fédérale du Cameroun, le président Ahidjo a fait avancer le processus en créant la République unie du Cameroun après le référendum en 1972. Le Cameroun est maintenant connu comme la République unie du Cameroun avec AHMADOU AHIDJO comme président et JOHN NGU FONCHA en tant que vice-président.

Le président Paul Biya plus tard en 1984 à travers un décret renomme le pays, la république du Cameroun. Cependant, cela ne s’est pas bien passé avec certains camerounais des régions anglophones du pays qui se sont plaints de la marginalisation. C’est ce que l’on appelle maintenant le problème anglophone, certains Camerounais des deux régions anglophones réclament un retour au système fédéral de 1961, tandis que d’autres réclament une indépendance par la sécession.

Communication 2; Mbombog MBENGAN : Origine  et clauses des accords de 1961 à FOUMBAN.

Il s’est agi de comprendre le processus qui part de la Réunification du Cameroun Oriental et du West Cameroon ou République Fédérale (1961- 1972), de l’Etat Unitaire ou République Unie (1972 -1984), mais aussi de ce qui conduit à la crise que nous vivons aujourd’hui, donc de ce qui se passe avec la République du Cameroun (1984-2017).

Depuis un an en effet, la situation sociopolitique du Cameroun est marquée, dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud–Ouest (ou dites anglophones), par les revendications pour la meilleure prise en compte du système judiciaire ainsi que du sous système éducatif, hérités de l’administration britannique ; lesquelles revendications ont fait ressortir la poussée sécessionniste de certains camerounais desdites Régions ; mais également les velléités d’exacerbation du tribalisme dans certaines localités des Régions dites francophones.

Des interpellations et arrestations ont également été opérées suite à l’application de la loi contre le terrorisme votée en 2014. « Je ne pense pas que l’intention des organisateurs, l’ONG Un Monde Avenir, soit de tenir une session spéciale d’un quelconque Tribunal Populaire contre tel ou tel régime, spécialement contre le Renouveau au pouvoir. Mais comme il est question de débat donc de tentative de découvrir la vérité, même avec un petit v, il ne s’agira pas de se livrer à un concours pour savoir qui sera le plus pro-renouveau ou anti-renouveau : il s’agit simplement de rechercher les faits et le vrai » a déclaré Mr le Mbombog MBENGAN.

                                                                          I

La crise que vit le Cameroun et communément appelée « problème anglophone », prend sa source le 03 mars 1916. Ce jour-là en effet, les deux principaux pays vainqueurs de la première guerre mondiale, à savoir, la Grande Bretagne et la France, décident de se partager à Londres, l’ex protectorat Allemand, le Kamerun.

La Couronne britannique rattache directement sa portion à la fédération du Nigéria et applique l’Indirect Rule comme si les deux entités constituaient désormais un seul et même pays. Il s’agit bien ici d’appliquer le fédéralisme telle qu’elle est pratiquée en Grande Bretagne (l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord). On a donc vite fait de constituer deux états (Northern Cameroon), l’actuel Région du Nord-Ouest et le Southern Cameroon l’actuel Région du Sud-Ouest ; auxquels on a rattaché aux états qui constituent la fédération du Nigéria. Le reste du Cameroun est rattaché à l’empire colonial français.

Cette partition est entérinée par la Société des Nations (SDN) d’abord qui les place sous son Mandat et l’Organisation des Nations Unies (ONU) par la suite qui les met sous sa Tutelle. D’un cas comme de l’autre, il ne s’agit donc pas de colonies mais des pays qui sont sous administration d’autres pays. L’Article 76 de la Charte des Nations Unies est très claire sur ce qu’elle appelle « le régime international de tutelle » lorsqu’il s’agit de l’administration d’un pays, mais ambigüe lorsqu’il s’est agi du Cameroun. Entre autres principes énoncés par cet article 76, il dispose que « (…) favoriser le progrès politique, économique et social des territoires sous tutelle ainsi que le développement de leur instruction ; favoriser également  leur évolution progressive vers la capacité à s’administrer eux-mêmes ou l’indépendance, compte tenu des conditions particulières à chaque territoire et à ses populations, des aspirations librement exprimées des populations intéressées et des dispositions qui pourront être prévues dans chaque accord de tutelle (…). »

L’ambiguïté de l’Organisation des Nations Unies est mise au goût du jour le 13 décembre 1946 lors de la signature des Accords de tutelle. L’Article 4 desdits Accords dispose que, pour le cas du Togo et du Cameroun, la France les «administrera selon la législation française, comme partie intégrante du territoire français » au même titre que le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, la Guadeloupe, la Martinique par exemple.

La Couronne Britannique est dans le même sillage, le Northen Cameroon ainsi que le Southern Cameroon ont le même statut que l’état du Bornou par exemple. Il n’est donc pas question de les détacher de la fédération du Nigéria. Ces deux territoires ne devraient plus faire partie de la République du Cameroun au moment de l’accession de ce pays à l’indépendance, mais plutôt du Nigéria.

                                                                         II

Il aura fallu attendre la naissance de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) en 1948 pour que le problème de la REUNIFICATION du Cameroun soit posé. Alors même que les textes organiques de ce Mouvement ne font allusion ni à l’indépendance encore moins à la réunification des deux parties du Cameroun, ses pères fondateurs en ont fait un point d’honneur. Malgré des modifications opérées depuis 1948 jusqu’en 2017, l’article 1er des statuts de l’UPC est resté inchangé, il dispose que : « il est créé au Cameroun un Mouvement dénommé Union des Populations du Cameroun, en abrégé UPC, qui a pour but de grouper et d’unir les habitants de ce territoire en vue de permettre l’évolution plus rapide des populations et l’élévation de leur standard de vie ».

Dans le projet de société qui accompagne les textes organiques, les dirigeants de ce Mouvement ont classé leurs objectifs par ordre de priorité : 1) réunification immédiate du Cameroun, 2) indépendance du Cameroun (1956), soit 10 ans après la date de signature des Accords de tutelle (1946) et 3) élévation du standard de vie des populations.

                                                                         III

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MBOMBOG MBENGAN

La loi cadre (1956 – 1957) dite loi Déferre du nom de Guston Defferre, ministre de la France d’Outre Mer, cette loi est votée à Paris le 23 Juin 1956. Voici ce que rapporte le quotidien Le Monde dans son édition du 11-12 Mars 1956 « À l’Assemblée de l’Union Française, le ministre de la France d’Outre-mer expose son projet de Loi-cadre.

  1. Gaston Defferre a exposé vendredi devant la commission de politique générale de l’Assemblée de l’Union Française son projet de Loi- cadre autorisant le gouvernement à opérer certaines réformes assurant l’évolution des Territoires d’Outre-mer. Le ministre de la France d’Outremer estime que dans les territoires de son ressort, il est encore possible de procéder en temps opportun à un certain nombre de réformes souhaitées par les populations, mais que la procédure parlementaire habituelle comporte de trop longs délais. En effet, il a fallu plus de 4 ans pour faire voter le code du travail et plus de 3 ans pour faire adopter la loi sur les municipalités. C’est la raison pour laquelle le gouvernement propose une loi-cadre. M. Gaston Deferre aurait, d’autre part, donné l’assurance à M. SOPPO PRISO, Président de l’Assemblée Territoriale du Cameroun, que son projet de Loi-cadre ne s’appliquerait pas au Cameroun, étant donné le Statut particulier de ce territoire sous-tutelle. M. SOPPO PRISO a demandé au ministre qu’aucune réforme unilatérale n’y soit opérée, mais que les populations soient appelées à exprimer leur opinion. »…

Sauf que le même journal publie le 05 septembre 1956 un article du Dr. Louis Paul Aujoulat  ancien ministre « les nouvelles qui nous viennent du Cameroun laissent deviner qu’une large propagande se développe à travers le territoire, depuis trois mois en vue de faire échec à la loi-cadre. D’aucuns seraient tentés de s’en irriter en constatant que le Gouvernement est bien mal récompensé sa bonne volonté. Mieux vaut analyser de près la situation et l’évolution camerounaise.

Et tout d’abord, n’oublions pas que la patience du Cameroun est mise à dure épreuve depuis quatre ans déjà. C’est le 13 Décembre 1952 que le projet de loi dotant le Togo (l’autre ex-colonie allemande passée après 1918 sous tutelle française via la SDN/ONU) de réformes institutionnelles voyait le jour. A cette occasion, un communiqué du conseil des ministres annonçait le dépôt imminent (prévu pour janvier 1953) d’un projet de loi analogue en faveur du Cameroun. Dix jours après, le Gouvernement Pinay était emporté. Deux gouvernements se succédèrent (René Mayer et Laniel) et durèrent dix-huit mois sans que les textes intéressant le Cameroun soient exhumés des tiroirs où ils avaient retrouvé le repos. Sous Mendès-France, Robert Buron se préoccupe de les ramener à la lumière sous forme de loi ou même de décret-loi. Il n’eut pas le temps d’aboutir. Pierre-Henri Teitgen, poursuivant l’action de son prédécesseur, déposait enfin un projet en juillet 1955. La fin de la législature le rendait malheureusement caduc.

Comment les Camerounais ne seraient-ils pas devenus quelque peu abusés devant tant de vicissitudes trois ans d’espoir pour revenir à zéro? Du moins pouvaient-ils se féliciter du sursaut sympathique manifesté en faveur de l’Outre-mer par le gouvernement actuel. Dès l’instant où il était abondamment prouvé que notre procédure parlementaire est incapable de s’accorder, même de loin, au rythme évolutif des pays d’Outre-mer, une délégation de pouvoir devenait nécessaire. C’est le mérite de M. Gaston Defferre de l’avoir demandée sous une forme exceptionnellement large à travers la loi-cadre. Et c’est l’honneur du Parlement que de lui accorder, au prix d’un renoncement sérieux à ses prérogatives.

La loi-cadre a donc été votée. Il semble qu’elle ait été bien accueillie par toute l’Afrique. Pourquoi le Cameroun ferait-il exception ? Une fois de plus en l’occurrence, un décalage plus que sensible s’est institué entre ce qui est offert au Togo et ce qui est proposé au Cameroun. D’un côté, un véritable statut d’autonomie, de l’autre sous forme d’un frêle article 9, de simples perspectives de réformes… Oui certes, il faut ‘sortir le Cameroun de l’impasse, face à une opinion, qui depuis plus de cinq ans, a été nourrie de cette idée que la turbulence est plus payante que la sagesse, face à des extrémistes qui sont convaincus qu’avec la France si l’on n’exige pas le maximum on n’obtient même pas le minimum, il était normal de souhaiter pour le Cameroun une loi-cadre plus nette et plus prometteuse ».

Alors que le mandat de l’Assemblée Territoriale que présidait Paul Soppo Priso expirait le 30 Mars 1957, le gouvernement français dissout cette Assemblée et annonce la tenue d’une nouvelle élection en décembre 1956, celle de la Loi Cadre.

Dans la même continuité, le même gouvernement qui avait déclaré pourtant que la nouvelle assemblée sera appelée à se prononcer sur le futur statut du Cameroun » contre toute attente, signe le Décret N°57/501 du 16 avril 1957 portant statut du Cameroun. La mention « après avis de l’Assemblée territoriale du Cameroun » est un leurre. Cette assemblée ayant été dissoute depuis longtemps. L’article 2 de ce décret dit tout. La preuve jusqu’à cette année 2017 les habitants du Cameroun ne se sont pas encore réunis pour former l’Assemblée constituante qui devrait se prononcer sur le statut définitif de notre Etat.

Vous comprenez donc pourquoi lorsque nos compatriotes d’expression anglaise parlent de « l’inféodation dans la République du Cameroun, ils n’ont pas tort. Lorsque le principe de l’octroi de l’indépendance à notre pays est acquis après l’assassinat de UM NYOBE mais aussi la naissance de l’Assemblée Législative du Cameroun, le gouvernement français signa l’Ordonnance N°58/1375 du 30 Décembre 1958 portant statut du Cameroun. Par la suite on observe certaines pratiques difficilement compréhensibles. Un exemple, l’Assemblée Législative du Cameroun la loi N°59-2 du 18 Février 1959 tendant à fixer le fonctionnement des pouvoirs publics. Cette loi votée à l’Assemblée législative et promulguée par Daniel KEMAYOU, Président de ladite Assemblée.

                                                                                  IV

C’est de cette manière que le Cameroun Oriental a accédé à l’indépendance le 1er Janvier 1960 avec la signature, une semaine avant, des accords de coopération qu’on a renouvelés en 1961 après les accords de Foumban et le 20 Mai 2009 par François Fillon.

Le processus de la Réunification commence donc dès le lendemain avec main basse sur le Cameroun par la France. Ahmadou Ahidjo est donc mieux encadré que Salomon TANDEM MUNA, NGOM JUA Augustine et John NGU FONCHA qui, de leur côté font face au refus de la Couronne britannique. Ils continuent néanmoins le processus de rattachement du Cameroun Occidental au Cameroun Oriental. Sauf que, le 11 Février 1961, le plébiscite organisé ce jour là, nous fait perdre une bonne partie de notre territoire. Tout le monde parle de deuil national car s’étant rendu compte de la duplicité de l’Organisation des Nations Unies.

Contre vents et marrées, la Conférence de Foumban est convoquée pour Juillet 1961. Elle accouche une constitution consensuelle matérialisée par la loi N°61-24 du 1er Septembre 1961 portant révision constitutionnelle et tendant à adapter le Cameroun aux réalités de la réunification. Elle énonce par exemple en son article 38 « Les matières autres que celles énumérées aux articles 5 et 6 ou mentionnées dans la présente Constitution comme devant faire l’objet d’une loi fédérale, relèvent exclusivement de la compétence des Etats fédérés. Ceux-ci peuvent se donner dans les mêmes limites les institutions de leur choix.

L’assemblée des chefs traditionnels du Cameroun méridional est maintenue » ; et à son article 47« Toute proposition de révision de la présente constitution portant atteinte à l’unité et à l’intégrité de la fédération est irrecevable.

L’initiative de la révision appartient concurremment au Président de la République fédérale après consultation des Premiers ministres des Etats fédérés et aux députés à l’Assemblée fédérale. Toute proposition de révision présentée par les députés doit être signée par un tiers au moins des membres composant l’Assemblée fédérale.

La révision doit être votée à la majorité simple des membres composant l’Assemblée fédérale à condition toutefois que cette majorité comporte la majorité des représentants à l’Assemblée fédérale de chacun des Etats fédérés.

Le Président de la République fédérale peut dans lus mêmes conditions que pour une loi fédérale, demander une seconde lecture de la loi de révision ».

Le référendum du 20 Mai 1972 portant sur l’Unification du pays n’aurait pas du avoir lieu si on s’en tient au premier alinéa de cet article 47. « Toute proposition de révision de la présente constitution portant atteinte à l’unité et à l’intégrité de la fédération est irrecevable ». Malgré cela, nos compatriotes d’expression anglaise ont laissé faire ne sachant peut être pas qu’ils étaient entrain d’aller là dans l’empire colonial français en raison du fameux décret N°57-501 du 16 avril 1957 portant statut du Cameroun. Ils se rendront compte en Février 1984, lorsque le Président BIYA décidera unilatéralement de passer de la « République Unie du Cameroun » à la « République du Cameroun ».

En fait, ce changement de nom n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la logique :

  1. a) de l’Etat centralisé,
  2. b) le transfert des centres de décision à la capitale Yaoundé,
  3. c) le non respect des engagements relatifs à la prise en compte de manière équitable des cultures et traditions institutionnelles, juridiques, administratives héritées des anciennes puissances administrantes,
  4. d) malgré les promesses solennelles faites pendant la campagne référendaires et
  5. e) le non respect du bilinguisme bien que la constitution fasse du français et de l’anglais deux langues officielles d’égale valeur.

D’après le Mbombog, le problème anglophone s’est posé pour la dernière fois en 1979 avec la naissance « du Cameroon Action Movement ». Après plusieurs consultations, le Président Ahidjo constitua une commission ad-hoc. Trois personnes sont encore vivantes : le Président BIYA, David ABOUEM à TCHOYI, Dorothy LIMUNGA NJEUMA. Des trois personnalités seul David ABOUEM à TCHOYI s’est exprimé en reconnaissant qu’il existe bel et bien un problème anglophone.

Quelques recommandations:

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Une participante
  • Décider et adopter le choix d’une langue
  • Adopter l’enseignement de nos langues à l’école au détriment des langues étrangère qui sont à l’origine de nos divergences.
  • Renforcer l’Enseignement  de l’histoire du pays aux jeunes.
  • Rendre populaire ce genre d’assise et aussi prendre plus de temps dans les échanges, et les médiatiser pour instruire les citoyens.

En conclusion, le coordinateur dans sa prise de parole a tenu à clarifier que, L’ONG n’est pas une tripartite mais une organisation qui se bat pour la construction de la démocratie. Il est important pour nous de prendre des résolutions issues de cette assise qui seront conduit par un comité de suivi. Il a encore une fois de plus remercie le panel qui a comblé ses attentes et révèle par la  suite que le choix des panélistes n’a pas été au hasard, car nous avons un personnage qui a vécu cette histoire en la personne de ENDELEY NGOMBA, et un autre qui  fait des recherches en histoire du Cameroun. Il rappelle aux jeunes que Le conflit n’est pas forcement violent, et refuser d’admettre la présence d’un problème c’est créer le problème, vaut mieux  mettre les problèmes  sur la table et les résoudre.

Arrivée au terme de cette rencontre, ou les jeunes se sont montré satisfait, il en ressort des conseils des panélistes que face au problème et à la situation qui prévaut au Cameroun, les jeunes doivent comprendre que si elle persiste jusqu’à aujourd’hui, c’est de la volonté des dirigeants qui se bagarrent des intérêts au détriment des populations. Et les jeunes face à cette situation, doivent garder l’esprit citoyen de solidarité, et de fraternité car malgré la mauvaise gestion des accords de FOUMBAN, ils restent unis avec la partie nord-ouest et sud-ouest du Cameroun et devraient se battre pour le retour à la paix et pour les droits de ces derniers qui n’appellent qu’au respect des textes.

RENCONTRE D’ÉCHANGE ET DE CONCERTATION

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