Francophonie : Non à l’exclusion sociale des jeunes

18136924_747255248790538_214977472_nC’est la quintessence du discours de la secrétaire générale de la Francophonie à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse.
Chaque 12 août, la communauté internationale célèbre la jeunesse. Pour l’édition 2017, le thème choisi est fort évocateur : «Les jeunes édifient la paix». C’est dire que la jeunesse a un rôle on ne peut plus important à jouer dans le processus d’acquisition ou de maintien de la paix dans sa société. «Dans la majorité des pays de l’espace francophone, largement plus de la moitié de la population a moins de 30 ans. Cette jeunesse pèse de tout son poids dans la balance, par la force du nombre», relève la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) dans son adresse (à la faveur de la journée internationale de la jeunesse) à la communauté francophone.
Michaëlle Jean s’insurge contre le «scandale de la précarité et du chômage des jeunes qui génèrent tant de frustrations, de colère, un lourd sentiment d’impasse et un profond désenchantement. L’exclusion systématique des jeunes est non seulement une injustice, un manque de jugement, un déficit grave, mais surtout un facteur de risque considérable. Nous sommes témoins que des organisations criminelles et prédatrices, des fondamentalistes haineux et des extrémistes violents en tirent ignoblement profit. Des milliers de jeunes délaissés, fragilisés sont livrés au pire que l’on puisse imaginer.» Autre réalité qu’elle dénonce, le «lourd tribut que paie la jeunesse dans les pays en proie à des conflits meurtriers et fratricides. Il est insupportable de voir tout ce à quoi les jeunes sont exposés et combien d’entre eux sont sacrifiés
 Pour déjà apporter une solution, l’Oif, a mis sur pied l’initiative «Libres ensemble». Un projet impulsé par des jeunes qui, en l’espace d’un an, a donné naissance à un mouvement dynamique à l’étendue des cinq continents. «Des millions entre eux ont été touchés par l’appel. Il en est ressorti un même credo : vivre libres ensemble, se rejoindre pour créer du lien par-delà les frontières, unir leurs efforts, leurs idées et leurs convictions, agir dans l’immédiat face aux défis de l’heure, construire et penser ainsi l’avenir, ensemble. Telle est leur façon d’édifier la paix», indique Michaëlle Jean. Elle lance un appel aux Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie «à poursuivre leurs efforts en matière de mise en œuvre de politiques publiques jeunesse inclusives, de programmes d’éducation et de formation de qualité, de stratégies d’insertion sur le marché du travail, de création d’emplois, d’accompagnement conséquent des initiatives entrepreneuriales des jeunes et des femmes, pour, comme nous l’avons affirmé lors du Sommet d’Antananarivo, une croissance partagée, un développement responsable, conditions de paix et de stabilité du monde et de l’espace francophone
Valgadine TONGA
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Citoyenneté : Les jeunes appelés à la construction de la démocratie

L’ONG Un Monde Avenir à lancé ce vibrant appel au cours d’une rencontre avec les jeunes. C’était jeudi 10 août 2017 à Douala, en prélude à la célébration de la journée internationale de la jeunesse.
 
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«Je n’ai jamais voté. Je n’appartiens à aucun parti politique parce que je n’ai jamais été sensibilisée sur la question», se justifie Marcelle. Chaque jeune à ses raisons qui l’ont poussé à ne pas s’intéresser à la politique. Pour certains, le chômage, le tribalisme ont été des facteurs. Le débat a été ouvert le jeudi 10 août 2017 à Douala avec pour angle «L’implication des jeunes dans la construction de la démocratie : Défis et enjeux ». L’Ong Un Monde Avenir (1MA) a organisé cette rencontre entre les jeunes en prélude à la célébration de la journée internationale de la jeunesse célébrée les 12 août.
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La population camerounaise est à plus de 75% constituée de jeunes. Des jeunes qui sont encore emballés par le discours «l’école aux écoliers, la politique aux politiciens.» «Si les jeunes ne s’intéressent pas à la politique, c’est la faute aux politiciens», relève une jeune. «Ceux qui nous ont précédé ne sont pas des modèles pour la jeunesse», envoie un autre. Des déclarations que confirme le président du Peuple uni pour la rénovation sociale, Purs. Serge Espoir Matomba était l’orateur principal de la rencontre. «Les jeunes sont programmés pour échouer. Le premier pilier de développement d’une nation c’est l’éducation. Lorsque vous avez un système éducatif qui au lieu de servir la jeunesse l’abruti plutôt, c’est qu’il est programmé pour échouer. Et c’est voulu», dénonce Serge Espoir Matomba. Il émet un bémol. «Les politiciens ont leur part de responsabilité, la population aussi. Elle n’est pas prête. Combien peuvent se lever pour dire non aux pénuries d’eau ? Mais quand c’est le football tout le monde est patriote
Tout n’est pas perdu et l’espoir réside en la jeunesse. «Nous n’avons pas le droit d’échouer. Je suis jeune mais je suis élu local. Les pères fondateurs de cette nation étaient jeunes, peut-être plus jeunes que nous. L’engagement est d’abord individuel», a martelé l’homme politique. La première action qu’il conseille aux jeunes c’est l’inscription sur les listes électorales.
Valgadine TONGA
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La Francophonie prime l’entrepreneuriat jeune!

La fiche de candidature est disponible à l’adresse www.jeunesse.francophonie.org.
L’Organisation internationale de la francophonie a lancé le premier concours pour les jeunes entrepreneurs qui résident dans les pays membres de l’espèce francophone.
«Les jeunes ont des idées novatrices qu’ils mettent à profit dans tout l’espace francophone. Par cette énergie entrepreneuriale ils apportent des solutions novatrices aux défis actuels et ils façonnent l’avenir en étant des acteurs de changements qui contribuent à un développement économique durable et responsable de leurs communautés», reconnaît l’Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, Adama Ouane. C’est de ce constat qu’est venue l’idée du concours du Prix «Jeune entrepreneur (e) francophone». C’est le tout premier concours du genre.
Il est ouvert aux jeunes âgés entre 18 et 35 ans et ressortissants de pays membres de la Francophonie. Il faudrait de prime abord être propriétaire d’une entreprise déjà existante. «Nous sommes fiers de lancer le premier Prix “Jeune entrepreneur(e) francophone” qui renforce notre stratégie pour soutenir le développement socioéconomique des jeunes entrepreneurs dans l’ensemble de la francophonie tout en veillant au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes », argue Adama Ouane.
Le concours a pour vocation de soutenir les initiatives entrepreneuriales des jeunes, leur donner de la visibilité et les encourager à persévérer. Le concours cible les champs de l’économie verte (développement durable), de l’économie bleue (ressources et services liés aux étendues d’eau), de l’économie mauve (biens et services culturels), des technologiques de l’information et de la communication et de l’économie circulaire et solidaire. Les lauréats (une femme et un homme), recevront une dotation de 10 000 euros et un suivi promotionnel. La cérémonie officielle de remise du Prix aura lieu en présence de la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, à Lomé (Togo) le 24 novembre 2017 à l’occasion de la Conférence ministérielle de la Francophonie. 
La date limite de soumission des candidatures est fixée au 30 août 2017 à 23 h 59, temps universel. 
La fiche de candidature est disponible à l’adresse 
www.jeunesse.francophonie.org.
Valgadine TONGA
Valgadine TONGA
Journaliste/Blogueuse
Directrice de publication du site d’informations www.lavoixdukoat.com
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Education : Des bourses d’études pour des doctorants

DSC_0840Bonne nouvelle pour les étudiants en cycle Doctorat des pays en développement. L’Université libre de Bruxelles (ULB) lance le programme de bourses baptisé «Esprit libre». La bourse est destinée aux «chercheurs issus de pays en développement désireux de mener des recherches sur des questions relatives aux droits et libertés». 116 pays sont concernés par la bourse, notamment le Cameroun, l’Angola, l’Algérie, le Bénin, la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, Gabon, Côte d’Ivoire, Burundi, Burkina Faso, Bangladesh, Irak, Iran, Cambodge, Swaziland, Tchad, Tunisie, Venezuela, Zambie, Tonga, Sénégal, Somalie.  Les bourses couvrent le séjour à l’ULB des doctorants, à raison de 6 mois par an maximum en Belgique.
Les candidatures sont déjà attendues. Le délai de recevabilité des dossiers c’est le 15 septembre 2017. Les désireux postulants doivent savoir que la thématique de recherche devra avoir un lien avec «les droits de la personne humaine, la liberté d’expression, de pensée ou d’opinion ou avec les différentes atteintes qui peuvent leur être portées : crimes de masse, violations des droits humains, violences politiques, pratiques autoritaires», indique le communiqué publié par le site de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (http://www.ares-ac.be).  
Il est tout aussi important de savoir que «les objets de recherche liés aux situations de conflits et aux processus de paix feront l’objet d’une attention particulière. L’ancrage disciplinaire de la recherche pourra relever de l’ensemble des sciences humaines et sociales : droit, histoire, psychologie, sociologie, anthropologie, sciences politiques, philosophie, sciences économiques, sciences de la communication, sciences du langage, études littéraires…»
Le Fonds Jacques Lewin – Inès Henriques de Castro finance des bourses de doctorat pour des chercheurs issus de pays en développement désireux de mener à l’ULB des recherches sur des questions relatives aux droits et libertés.
Les candidatures (dossier complet, à faire parvenir en un seul envoi) doivent être adressée par e-mail à Virginie Scheffer – virginie.scheffer@ulb.ac.be

Valgadine TONGA

Changement climatique : La jeunesse togolaise entre dans la lutte

Réunis autour d’un mouvement des jeunes Togolais ont initié une rencontre avec des étudiants, au sujet de la protection de l’environnement.
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Le combat pour la protection de l’environnement devrait être une action collective, sans distinction de tranche sociale. C’est du moins en filigrane ce que soutient la jeunesse togolaise. Le groupe Jeunes Volontaires pour l’Environnement, JVE, du Togo a initié ce mois de mai une rencontre d’échanges avec des étudiants. «Sensibilisation des jeunes sur l’environnement vert » a servi de fil conducteur aux débats entre les professionnels de la question du changement climatique et les étudiants.
Cette session d’échanges qualifiée de «Petite action faisable» entrait dans le cadre du projet «Jeunesse et environnement vert». Les jeunes du mouvement ont saisi l’opportunité  pour effectuer une répartition des tâches entre les membres du bureau exécutif du Parlement National des Jeunes pour l’Eau du Togo (PNJE) ; la recherche des partenaires et la mobilisation des fonds prévus pour la réalisation de la session de sensibilisation. «Des activités additionnelles furent mises en œuvre par les membres du groupe des Jeunes Volontaires pour l’Environnement du Togo. Éventuellement, les activités prévues se situent sous le thème de ‘‘accès à l’eau pour tous à l’horizon 2030, un objectif menacé par les changements climatiques’’», note-t-on dans un article publié sur www.jeunesse.francophonie.org
L’initiative a été financièrement soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’eau (PMJE), le Secrétariat International de l’Eau (SIE), l’Association Priorité Environnement, l’Association des Étudiants en Gestion de l’Eau et de l’Environnement (AE-GEE), l’École Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires entre autres.
Le leitmotiv de Jeunes  Volontaires pour l’Environnement est «l’amélioration des connaissances et l’optimisation pour l’implication des jeunes togolais dans la lutte contre les changements climatiques. Par ailleurs, ils ont également comme objectif d’informer et renforcer les capacités des jeunes sur l’Accord de Paris sur le climat, du Togo et l’appel des jeunes francophones pour un avenir durable.» Ils se sont également assignés la mission d’informer les différents acteurs, notamment les jeunes sur leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre les changements climatiques et l’implémentation du développement durable. Il s’agit, relève-t-on, d’«accompagner concrètement la jeunesse togolaise dans leur rôle de plaidoyer et de suivi des engagements pris par le gouvernementconf_togo2-1
 
Valgadine TONGA

A 20 ans, elle devient la plus jeune députée africaine.

Depuis 2012, Alengot Oromait est un membre du parlement de l’Ouganda.

Alengot Oromait est née le 1er Janvier 1993.  Elle est encore une étudiante quand elle est élue député pour le comté d’Usuk, district de Katakwi . À 19 ans, elle était la plus jeune membre du parlement en Ouganda et sur le continent africain.

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Elle a terminé son lycée à St. Kalemba Senior Secondary School dans le district de Kayunga en décembre 2011. De plus, elle a été admise à Uganda Christian University à Mukono , depuis août 2012.  Elle fait actuellement un  Bachelor of Mass Communications .

Après la mort de son père, Alengot Oromait a décidé de participer aux élections primaires pour remplacer son père. Il était un député indépendant. Elle a remporté les primaires et les élections générales en septembre 2012. Alengot Oromait  a remporté avec 54,2% des voix. Elle doit jongler entre ses études du premier cycle et ses fonctions parlementaires quand elle est élue durant trois ans.

Alengot Oromait appartient au Mouvement de la Résistance Nationale, le parti politique au pouvoir en Ouganda.

Elle traite de questions telles que l’environnement, l’éducation, la politique de santé et les questions de genre . L’une de ses mentors est Jessica Alupo, l’actuel ministre de l’éducation en Ouganda et également membre du Parlement (MP). Elle est la  représentante des femmes du district de Katakwi.

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Les personnes qui ont côtoyé Alengot disent qu’elles ne sont pas surprises par son élection. Ces personnes disent qu’elle a une grande vision de la vie. Elle a toujours dit qu’elle serait une grande dame, peu importe combien de fois elle devait échoué.

Ses enseignants la décrivent comme étant une personne de confiance, active, créative, organisée, gaie, intéressée par la lecture et l’écriture.

« « Elle peut prendre une tâche sans hésitation. Elle est prête et disposée à apprendre » , a déclaré Enock Arubu, le directeur des études à PMM.

Développement économique : Michaelle Jean soutient l’entrepreneuriat jeune

18090617_747256645457065_1731628867_oLe rendez-vous présidé par la secrétaire générale de la Francophonie s’étend du 26 aux 29 avrils 2017 à Montréal au Canada.
Depuis le 26 avril 2017, et ce jusqu’au 29 avril, 104 jeunes entrepreneurs provenant d’une vingtaine de pays membres de la Francophonie sont réunis à Montréal au Canada. Avec d’autres jeunes Canadiens sur place, ils partagent leurs savoirs, expériences sur l’entrepreneuriat jeunesse. A ce rendez-international connaît aussi la présence des forces vives du monde des affaires. Il est question de mettre «en symbiose les échanges intergénérationnels, le rayonnement d’entreprises émergentes et l’expérience de jeunes entrepreneurs chevronnés de l’espace économique francophone. Cet événement se veut une vitrine du potentiel innovant et créatif qui existe dans le domaine de l’entrepreneuriat, lequel représente un atout pour le développement d’activités économiques innovantes au sein de l’espace francophone», défend le site de la Francophonie.
Les différentes activités permettront aux participants de : découvrir l’écosystème entrepreneurial québécois ; S’outiller et dynamiser leurs réseaux à travers des ateliers et des activités de réseautage ; participer à des visites d’entreprises montréalaises ; participer à une réflexion sur les enjeux liés à l’entrepreneuriat jeunesse en Francophonie ; présenter, pour ceux présélectionnés, leur entreprise lors d’un concours de pitch et bénéficier des conseils de personnalités du monde des affaires.
Présente à la rencontre, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale d la Francophonie (OIF) Michaelle Jean soutient : «Les jeunes ont besoin de se rencontrer, de trouver des mécanismes pour travailler en coopération et en collaboration. Des circuits fermés ne produisent rien qui soit porteur, il faut permettre aux synergies de se rejoindreCette Grande rencontre est organisée conjointement par le Secrétariat à la jeunesse (SAJ), la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM) et Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ). L’OIF apporte son soutien et sa caution pour rehausser l’évènement.
 
Valgadine TONGA